C’est avec une profonde indignation que Greenpeace Afrique réagit à l’annonce du gouvernement congolais concernant l’ouverture à l’exploration de 52 nouveaux blocs pétroliers dans le bassin de la Cuvette centrale, communiquée lors du Conseil des Ministres tenu le 2 mai 2025. Cette décision contredit les engagements pris par la RDC en matière de lutte contre le changement climatique et son ambition de promouvoir la conservation de la nature et la restauration des forêts à travers notamment la suspension en 2024 des enchères sur 27 blocs pétroliers, saluée à l’époque comme un geste d’écoute envers les communautés locales et les défenseurs de l’environnement et, plus récemment l’initiative tant plébiscitée du couloir vert Kivu-Kinshasa.
Aujourd’hui, cette volte-face ressemble à une manœuvre stratégique inacceptable, trahissant les promesses faites à ceux qui protègent les forêts du bassin du Congo. Elle expose une absence flagrante de transparence : aucune cartographie officielle des zones concernées n’a été publiée, ni de rapport détaillé sur la consultation du ministère de l’Environnement, ni d’informations sur les zones à préserver. Cette opacité alimente les soupçons d’un processus excluant les communautés locales et les experts environnementaux.
« L’exploration de ces blocs pétroliers au cœur d’un écosystème déjà fragilisé n’est pas seulement irresponsable, elle est dangereuse. Elle illustre une volonté politique de faire marche arrière sur la transition énergétique au profit d’intérêts privés et au mépris des engagements climatiques internationaux. Nous encourageons le pays à saisir et s’approprier les opportunités économiques offertes par les énergies renouvelables pour garantir l’efficacité énergétique.. », déclare Bonaventure Bondo, responsable de la campagne forêt pour le Bassin du Congo chez Greenpeace Afrique.
« Ce projet pourrait aggraver la déforestation, compromettre les moyens de subsistance des communautés autochtones et locales, et accélérer les crises climatiques déjà sévères. En tant que pays-solution autoproclamé à la crise climatique, la RDC doit renoncer immédiatement à ces 52 blocs, retirer les 3 déjà attribués à la société CoMiCo, et engager une véritable transition vers des énergies propres, durables et équitables. », poursuit M. Bondo
Greenpeace Afrique rappelle qu’en juillet 2022, des appels d’offres similaires sous l’ancien ministre Didier Budimbu avaient provoqué un tollé général parmi les organisations de la société civile. L’annonce récente s’inscrit dans une logique de relance inique et brutale de ces projets fossiles, en contradiction avec l’initiative du couloir vert Kivu-Kinshasa qui promettait restauration des forêts et solutions climatiques durables.
L’organisation renouvelle sa ferme opposition à toute extension de l’exploration pétrolière en RDC. Elle appelle le gouvernement congolais à respecter ses engagements en matière de transparence, de climat, et de droits des communautés, et à prendre une position claire et cohérente en faveur d’un avenir basé sur les énergies renouvelables, la justice climatique et la souveraineté écologique.
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