La République démocratique du Congo a créé l’événement à la COP 30, à Belém, en lançant officiellement le « Couloir vert Kivu-Kinshasa », présenté comme la plus vaste aire protégée communautaire de la planète. Avec ses 540 000 km², cette zone dédiée à la conservation et au développement durable constitue une initiative inédite, portée personnellement par le Chef de l’État. L’annonce a eu lieu vendredi 14 novembre lors d’un side event très attendu au pavillon de la RDC.
Le projet marque une nouvelle étape dans la stratégie environnementale congolaise, déjà centrale dans les négociations climatiques internationales en raison du rôle majeur des forêts et tourbières du pays dans la régulation du climat mondial. En créant ce corridor écologique et socio-économique, la RDC ambitionne de concilier protection des écosystèmes, amélioration des conditions de vie des communautés locales et dynamisation des économies riveraines.
Pour la ministre de l’Environnement, Professeure Marie Nyange Ndambo, les objectifs sont alignés sur les priorités du Chef de l'État.
« Le chef de l’État a lancé cette initiative premièrement pour améliorer les conditions de vies des communautés locales et des peuples autochtones. Le président l’a voulu aussi pour relier l’est et l’ouest de la République », a-t-elle expliqué. L’ambition est donc double : renforcer la cohésion territoriale et situer les populations au cœur du dispositif.
Présenté dans ses aspects techniques par Tosi Mpanu Mpanu, conseiller principal du Chef de l’État, le couloir s’étendra sur 2 300 kilomètres, reliant l’Est au fleuve Congo et jusque vers l’Ouest. Le projet recouvre 67 % des tourbières congolaises, éléments cruciaux pour le piégeage du carbone. Ses objectifs stratégiques sont clairement posés :
« protéger la biodiversité, faciliter le mouvement des espèces, renforcer la résilience climatique et réduire les émissions de carbone », a rappelé le conseiller.
Ce programme massif s’accompagne d’une mobilisation financière d’envergure. La RDC prévoit de réunir au moins 1 milliard de dollars par an, grâce à une combinaison de ressources : budget national, partenaires bilatéraux et multilatéraux, secteur privé, philanthropie et marché du carbone. Un premier appui a déjà été confirmé par l’Union européenne via l’initiative Global Gateway.
Par son ampleur et son approche intégrée, le Couloir vert Kivu-Kinshasa a immédiatement retenu l’attention des scientifiques et acteurs internationaux. En consacrant 30 % de son territoire à la conservation, la RDC devient le premier pays à atteindre l’Objectif mondial 30×30 du cadre de la biodiversité Kunming-Montréal.
Le chercheur Simon Lewis, dont les travaux ont permis la découverte et la cartographie des tourbières congolaises, a salué une vision novatrice : une initiative « extrêmement ambitieuse qui concilie la conservation, le développement économique pour la communauté et un large développement durable. » Joe Eisen, directeur général de la Rainforest Foundation UK, a pour sa part exprimé son souhait de voir le modèle des concessions forestières communautaires s’étendre « le long du corridor ».
Avec le lancement du « Couloir vert Kivu-Kinshasa », la RDC renforce son positionnement comme acteur clé dans la lutte globale contre le réchauffement climatique. En articulant conservation, résilience écologique et développement inclusif, le pays entend se présenter comme un véritable « pays-solution » face aux défis environnementaux du XXIᵉ siècle.
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