En marge de la toute récente tenue à Belém, au Brésil, de la COP30, l’activiste congolais Joseph Tsongo, a publié un livre dans lequel il démontre que cette conférence mondiale n’a fait que confirmer le « paradoxe climatique » que vit l’Afrique depuis plusieurs décennies. Depuis le cœur de l’Amazonie même, il vient de rendre public son nouvel essai thématique, disponible en français et en anglais sur Amazon :
Version française : https://www.amazon.com/dp/B0G3XYC9XX?ref_=pe_93986420_774957520
Version anglaise : https://www.amazon.com/dp/B0G3Y1Z1ZD?ref_=pe_93986420_774957520
Intitulé « Lorsque la transition verte vire au rouge en Afrique », l’ouvrage analyse les contradictions profondes qui traversent la transition énergétique mondiale et révèle les risques d’une nouvelle vague d’injustices environnementales, sociales et économiques sur le continent. Le timing de cette publication n'est pas anodin.
« J'ai écrit cet ouvrage parce qu'il fallait dire tout haut ce que beaucoup vivent dans le silence : la transition écologique mondiale risque de reproduire les mêmes mécanismes d'injustice qui ont marqué l'histoire de l'Afrique », affirme-t-il depuis le Brésil.
Dans cet essai de terrain, le storyteller et organisateur communautaire militant pour la justice sociale et environnementale, s’appuie sur son expérience en RDC pour décrire la manière dont la course mondiale aux « minerais de transition » notamment le cobalt, le cuivre et le lithium, transforme la région en une « mine verte » stratégique. Une mine qui, selon lui, « fonctionne encore au prix de la dignité humaine, des terres autochtones et de la stabilité écologique ».
Au cœur de sa démonstration, la République démocratique du Congo occupe une place centrale. Avec plus de 60% des réserves mondiales de cobalt, des gisements importants de cuivre et de lithium, le pays est devenu indispensable à la transition énergétique mondiale. Pour monsieur Joseph Tsongo, les batteries de voitures électriques, les panneaux solaires et les smartphones, dépendent des minerais congolais.
« La RDC est en train de devenir une "mine verte", où cobalt, cuivre, lithium et autres minéraux de transition sont extraits au prix de l'environnement et de la dignité des communautés locales et autochtones », dénonce-t-il.
En citant la pollution des rivières, la déforestation massive, le travail des enfants dans les mines artisanales, les déplacements forcés de populations, parmi le coût humain et environnemental de cette transition qui reste largement ignoré par les pays consommateurs.
Face à ce constat accablant, l'essai de Joseph Tsongo ne se contente pas de dénoncer. Il propose des pistes concrètes pour une transition véritablement juste.
« Cette transition dite "verte" ne peut pas se construire sur les ruines de l'Afrique », martèle-t-il.
Au fond, l’essai de Joseph Tsongo rappelle que l’Afrique n’est pas condamnée à subir la transition verte : « elle peut en devenir l’architecte », selon lui. Pour cela, il plaide pour une transformation guidée par le consentement libre et éclairé des peuples, la réparation des injustices passées, des alternatives économiques durables et une gouvernance transparente, portée par ceux qui vivent sur ces terres.
« La transition doit s’écrire avec les communautés, pas à leur place », insiste-t-il.
Une coopération internationale réellement équitable en serait le socle. Car, prévient-il, « on ne sauvera pas la planète en sacrifiant l’Afrique ».
Jonathan Kombi
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