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RDC: une délégation des scientifiques belges à Kinshasa pour échanger sur la contribution des forêts congolaises dans l’atténuation du climatique
par Desk Nature | jan 14, 2022 | Actualité, Climat, Forêt

Une délégation des scientifiques belges conduite par le professeur Pascal De Boechk de l’Université de Gand (UGand) séjourne dans la capitale congolaise depuis quelques jours. cette visite s’inscrit dans le cadre du projet YANGAMBI PÔLE SCIENTIFIQUE qui consiste en la mise en place d’une tour de flux de covariance des turbulences dans la réserve de biosphère de Yangambi, dans la province de la Tshopo en RDC.

Ce projet corrobore avec la vision du gouvernement congolais qui veut se reposer sur les scientifiques afin de faire la promotion des valeurs des forêts de la RDC. Le gouvernement envisage de construire plusieurs tours à flux en s’inspirant du Congoflux de Yangambi.

” Être 1er ou 2e poumon du monde ce n’est pas par rapport à la superficie mais par rapport au service organisé, la qualité des forêts, la capacité de séquestration de pollution, le stockage de carbone. Et tout ça, c’est grâce à la tour à flux de Yangambi que nous avons appris que nous avons des données techniques. Je me reposerai plus sur les scientifiques. C’est pourquoi parmi les retombées, j’ai moi-même contacté l’université de Gand dont les recherches sont appuyées par l’Union européenne. Dès janvier déjà, une autre équipe va arriver pour que nous puissions élargir la possibilité d’avoir plusieurs tours à flux parce qu’au Brésil, ils en ont à peu près 17, en Afrique centrale c’est l’unique tour à flux à Yangambi. Rien que cette tour à flux nous montre déjà la capacité des forêts du bassin du Congo”, a expliqué Ève Bazaïba ce samedi 27 novembre lors de la cérémonie de restitution des retombées de COP26. 

Et d’ajouter :

“Imaginez que nous mettions des tours dans la forêt de Mayombe,les forêts de Maï-Ndombe, la Tshuapa, Katanga et ailleurs. L’ensemble de toutes ces données, je crois que nous allons savoir qui nous sommes et comment nous devons nous comporter aujourd’hui.”

Pour rappel, La première tour à flux de covariance des turbulences érigée dans le bassin du Congo  a été inaugurée en novembre dernier . Elle est financée par la Belgique à travers une coopération déléguée à l’Union européenne. Les équipements de cette infrastructure, opérationnels depuis octobre 2020, révèlent déjà leurs premières données. Et elle a été construite, en partenariat avec l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomique (INERA), par l’Université de Gand (UGent), le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR), la société Resources & Synergies Development (R&SD) et l’École régionale postuniversitaire d’aménagement et de gestion intégrés des forêts tropicales (ERAIFT).

Auguy Mudiayi

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