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Sud-Kivu : condamné à 15 ans de prison en première instance, le chef milicien Kasula a bénéficié de la liberté provisoire en appel
par Desk Nature | oct 15, 2020 | Actualité, Biodiversité

Jean Marie Kasula, chef du village pygmée de Muyange aux alentours du Parc National de Kahuzi Biega a obtenu la liberté provisoire au second degré après sa condamnation à 15 ans au premier degré. 

Après une alerte du Parc de Kahuzi Biega sur sa présence dans le après sa cavale en prison, ses avocats ont tenu à éclaircir les choses.

“Aujourd’hui nous sommes en appel, vous vous rappelez bien que nous avons été  dans un procès opposant le ministère public, l’auditorat militaire de Bukavu et partie civile ICCN contre le prévenu Kasula et consort et c’est comme ça nous avons poursuivi l’audience et malheureusement Kasula et consort ont été condamnés, et voilà nous avons interjeté appel, aujourd’hui nous sommes au deuxième degré en appel”, a dit à ACTUALITE.CD maître Serges Bufolle , l’un des avocats de Jean Marie Kasula.

Au total 5 personnes ont obtenu la liberté provisoire dont Kasula, deux femmes et deux de ses coaccusés, ils étaient à la cour militaire ce 15 octobre 2020 dans une audience reportée pour le 25 de ce même mois.

” Nous voulons bien préciser que au premier degré nous n’avons pas été préparé pour le procès pour l’audience et nous étions très indigné que le tribunal ne nous a pas accordé ce renvoie, alors nous avons bien accepté la première décision mais que nous avons contesté en appel, aussitôt arrivé au deuxième degré, nous avons sollicité la mise en liberté provisoire de nos clients à savoir Kasula et les deux femmes qui ont été condamnées aussi à 12 mois de prison et aussi avec les autres prévenus qui étaient malades notamment Kashanduka et Kayeye, c’eti devant le juge, le juge a constaté l’état de maladie dans lequel se trouvait Kasula et consorts, et c’est comme ça le juge nous a accordé une liberté provisoire”, poursuit-il.

Depuis deux mois, le PNKB fait face à plusieurs milices, ce patrimoine avait pointé du doigt Jean Marie Kasula et l’ONG CAMV, qui démentent leur implication dans ces actes.

“Nous on ne connaît rien de cette histoire, le CAMV n’y est pour rien, nous sommes contre la déforestation du Parc et toutes ces pratiques. Nous n’y sommes pour rien”, Pacifique Mukumba, coordonnateur du CAMV.

Dans une correspondance adressée à l’auditeur supérieur près la cour militaire du Sud-Kivu et au directeur de l’ICCN, Jean Marie Kasula dément sa participation dans un mouvement insurrectionnel comme accusé par le PNKB et appelle à l’ouverture des enquêtes pour dénicher les destructeurs du parc mais également que l’état se charge de près et de loin de tout genre de  personnes qui effectuent les activités dans le Parc, il nie également être soutenu par une quelconque organisation notamment CAMV et Forest développement comme l’a indiqué le PNKB dans sa dénonciation.

Pendant ce temps, un autre procès oppose le ministère public à L’ICCN après le meurtre de monsieur Kazingufu tué par un éco-garde en dehors du Parc, selon ces avocats, c’est à l’issue d’une dispute autour de la bière que la mort s’en est suivie.

Justin Mwamba

dn