La première catégorie des personnes qui sont les plus exposées au virus Ebola sont les agriculteurs et les chasseurs. C’est ce qu’a affirmé sur VOA-Afrique, le docteur Aron Aruna, directeur général de la Direction de surveillance épidémiologique en République démocratique du Congo. Il est aussi le coordonnateur national de la riposte à la maladie à virus Ebola.
« Les agricultures et les chasseurs constituent la première catégorie de personnes sont exposées au virus Ebola. Le virus parfois entre dans cette catégorie de personnes. Par exemple l’agriculteur va en forêt et trouve un animal, il le prend et l’amène, cet animal s’il est infecté il le contamine. Ou bien un chasseur, il peut aller à la forêt et il tire sur un gibier et il ne sait pas si peut-être l’animal est malade et qu’il n’a pas fui, il attrape l’animal et l’amène à la maison et il se contamine », a-t-il expliqué.
Quant aux autres catégories des personnes exposées au virus Ebola dont le personnel de santé, le docteur Aruna préconise qu’il faut assurer un bon traitement et insiste aussi sur la gestion environnementale. « Parce que quand vous traitez le cas d’Ebola, il ne faut pas regarder seulement l’aspect prise en charge médicale, mais il faut protéger aussi l’environnement tout autour de vous, pour qu’on ne puisse pas infecter l’environnement ».
Répondant à une préoccupation d’un auditeur de Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga en République démocratique du Congo sur l’origine de la maladie à virus Ebola, le docteur Aron Aruna a indiqué que « la première des choses qu’il faut signaler ce que le nom Ebola est congolais tiré d’une rivière qui se trouve dans la province de l’Equateur. Cette épidémie est la dixième. Avant quand il y a avait d’autres épidémies nous étions à Mbandaka. Ce virus existe dans la forêt. Il circule entre les souris, entre les primates, etc. Ce n’est pas quelque chose qu’on peut importer. C’est une maladie qui entre au niveau de la communauté, ça sort des forêts généralement par un animal mort et ça commence petit à petit que ça évolue. C’est une maladie qui a évolué progressivement, elle a commencé à Mangina. A côté de Mangina il y a une forte forêt, la grande équatoriale qui comme là et c’est là où l’épidémie avait commencé ».
Le conseil qu’il donne à la population sur les risques d’infection c’est de suivre les messages que lancent des professionnels de la santé. « Ces messages visent également qu’on puisse observer les mesures de l’hygiène, se laver les mains à chaque moment, et éviter de se saluer pendant l’épidémie… Que les personnes à risque suivent tout ce que le personnel médical donne comme message, tout en essayant de garder les mesures de prévention de l’hygiène, hygiène individuelle, hygiène collective », a-t-il souligné.
Bokulaka Baende
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