Dans une de ses dernières analyses nous confiées, l’expert-environnementaliste congolais Alain Botoko, président de l’Ong dénommée Environnement sain sans frontières (ESSF), démontre que les forêts ne peuvent pas se reproduire si elles n’ont pas dans leurs seins des grands mammifères, qui sont les germoirs naturels. Voilà pourquoi il recommande aux autorités de la République démocratique du Congo de protéger le massif forestier tropical, d’une superficie de 155.000.000 d’hectares, couvrant le 62,1% du territoire congolais, stockant quelques 40 gigatonnes de CO2/an. « C’est un véritable poumon de la planète terre », commente-t-il.
Toutefois, M. Botoko est préoccupé par la disparition de ce poumon mondial avant la naissance des générations futures. « Car ce poumon est en train de disparaitre avec une vitesse extraordinaire de 2.5%/an à cause de la pauvreté, d’instabilité financière, d’insécurité de ses parties (nord-est et sud-est), et surtout la mauvaise distribution du revenu national. Si on continue sur cette lancée, d’ici 2030, la RDC perdra la moitié de ses forêts, qui sont à l’origine des pluies en côte d’Ivoire, en RSA et au Kenya, pour ne citer que ces quelques pays », prévient l’environnementaliste Botoko.
L’expert insiste surtout sur la préservation des forêts congolaises, qui selon lui, contiennent le trois-quarts de la biodiversité du monde. « Si on veut protéger l’environnement et sa biodiversité, on doit protéger en première position les forêts », estime-t-il.
En outre, il rappelle que la RDC possède à elle seule la moitié des eaux douces de toute l’Afrique et 40.000 mètres-cubes de cette eau douce se transforment en eau salée chaque heure qui passe. Alors que ses voisins du nord, de l’est, du sud et de l’ouest traversent une période de pénurie sans précédent.
Pour lui, la plus grande menace de l’environnement congolais reste la démographie du pays qui n’est pas contrôlée. La population congolaise gravitant autour de 72, 74, 100 millions d’habitants selon les estimations qui proviennent de la Banque mondiale, du PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) ou le Ministère congolais de l’Intérieur pour l’an 2014.
34% de cette population se trouve en milieu urbain avec un taux de croissance démographique de 3.3% par an en moyenne. Selon des spécialistes, en l’an 2050 cette population congolaise sera autour de 194.000.000 habitants.
« Que va manger et boire les populations et quelles infrastructures de base pour un pays continent? Aujourd’hui on a 26 provinces, 147 villes, 145 territoires, 470 secteurs subdivisés en 3800 groupements, 264 chefferies, 603 communes, 4585 quartiers et 88.264 villages. Ces entités sont appelées à doubler ou tripler dans quelques années. Nous experts de tous les domaines, devrions-nous s’asseoir autour d’une table et réfléchir ensemble pour l’avenir la RD Congo que nous voulons laisser à notre postérité ».
L’expert-environnementaliste congolais Alain Botoko trouve donc inconcevable qu’un environnement qui a 80.000.000 de terres arables et 4.000.000 de terres irrigables importantes, est déficitaire de 85 % de ses besoins alimentaires. « Si rien n’est fait aujourd’hui, ne vous attendez pas à un changement demain », a-t-il averti.
Bokulaka Baende
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