Vaste territoire au cœur de l’Afrique, la République démocratique du Congo est un immense territoire aux ressources naturelles innombrables, spécialement dans le domaine minier et des hydrocarbures. Malheureusement, ces ressources demeurent encore moins connues et insuffisamment exploitées. C’est ce qu’indique le « Guide de l’investisseur du secteur des mines et hydrocarbures », conjointement conçu et diffusé par les Ministères des Mines et des Hydrocarbures de la RDC.
Selon cet ouvrage, la géologie de la RDC est caractérisée par deux ensembles structuraux majeurs, à savoir les terrains de soubassement et ceux de couverture. Le pays recèle un potentiel minier très diversifié et inégalement réparti dans toutes ses provinces.
Certaines des substances minérales font l’objet d’une exploitation industrielle depuis plusieurs décennies dans les différentes provinces du pays. A côté de la production industrielle classique, le Gouvernement a développé et encouragé depuis deux décennies, des activités de l’exploitation artisanale axées au départ sur l’or et le diamant seulement et, étendues plus tard à d’autres substances minérales (émeraude, saphir, rubis, hétérogénite, coltan, etc.).
Les centres de Tshikapa dans la province du Kasaï, de Mbuji-Mayi dans le Kasaï-Oriental, de Kisangani dans la province de la Tshopo, de Kahemba et Tembo dans la province de Kwango, sont les principales zones pourvoyeuses en diamant de production artisanale.
Il convient de signaler que les sites d’exploitation artisanale de l’or sont éparpillés sur la quasi-totalité du territoire national, principalement le long des cours d’eau et dans des terrasses. S’agissant de la colombo-tantalite et de l’hétérogénite qui font l’objet de l’exploitation artisanale, on les retrouve respectivement dans les provinces du Maniema, du Sud-Kivu, du Nord-Kivu, de l’ex Orientale et dans l’ancienne province du Katanga.
Le Ministère de l’Environnement et Conservation de la Nature est impliqué dans la sauvegarde et la réhabilitation des sites d’exploitation minière. Il collabore avec le Ministère des Mines à travers le Comité Permanent d’Evaluation (CPE) dans la protection et la réhabilitation des sites affectés par les activités minières et de carrières.
Trois bassins pour les hydrocarbures
Pour ce qui est du secteur des hydrocarbures, la RDC compte trois types de bassins sédimentaires, à savoir : le bassin côtier qui appartient à la Province pétrolière Ouest-africaine ; la Cuvette centrale qui est analogue aux bassins intérieurs de l’Amérique latine ; et les bassins de la branche occidentale du système Rift Est-africain constitué de lacs Albert, Edouard, Kivu, Tanganyika et Moero.
La Cuvette centrale est partagée avec la République du Congo et le bassin de la Côte Atlantique avec l’Angola. En plus, on retrouve l’Ouest Congolien, l’Ubangui Lindi, le Sud-Est et Nord-Est Katangais qui présentent aussi des caractéristiques d’anciens bassins sédimentaires susceptibles de contenir un potentiel possible en hydrocarbures.
De ces bassins, seul, celui de la Côte Atlantique est producteur. D’autres sont ouverts à l’exploration pétrolière et présentent des indices d’intérêt pétrolier évident.
D’une superficie totale du bassin de 5.992 km², le bassin côtier est situé dans le territoire de Muanda dans le Bas-Congo. L’accès est facile et le terrain est très peu accidenté. La zone est couverte par une savane parsemée de petites forêts galeries.
La production a commencé en 1975 en offshore et en 1980 en onshore. La première exportation du brut congolais a été effectuée par Zaïre Gulf Oil en 1976. Actuellement, la production totale de la RDC est d’environ 28.500 barils/jour.
Le pétrole brut du bassin côtier de la RDC est caractérisé par une densité API variant entre 28 et 32° et un GOR faible à moyen. Il existe en RDC une raffinerie dénommée SOCIR, implantée dans le territoire de Muanda, province du Kongo Central.
Cette dernière est en mesure de traiter le brut congolais mais les produits qui en sortiraient (40 % des produits légers contre 60% des produits lourds) ne sont pas adaptés aux besoins du marché local. Conçue pour une capacité de 750.000 TM par an, la raffinerie SOCIR de Muanda nécessite actuellement une réhabilitation du fait de la vétusté de son équipement de production.
La Cuvette centrale quant à elle couvre la partie centrale de la RDC et est baignée par un vaste réseau hydrographique drainé par le fleuve Congo. La plus grande partie du bassin est couverte par une forêt équatoriale dense avec une superficie totale du bassin de 750.000 km².
Le bassin de la cuvette avait fait l’objet d’une promotion pour l’exploration pétrolière en 1988. Actuellement, la Cuvette centrale est entièrement ouverte à l’exploration pétrolière.
Le Graben du Tanganyika subdivisé en 4 blocs pétroliers
Pour ce qui est du Graben du Tanganyika, il est situé dans la région orientale de la RD Congo. La zone est jalonnée des fossés de la branche occidentale du Rift Est africain. Les lacs Albert et Edouard sont situés dans la partie septentrionale de ladite branche. Le bassin du lac Tanganyika se situe dans la partie méridionale de cette branche.
Le Graben du Tanganyika a une superficie totale du bassin de 55.600 km² et est subdivisé en 4 blocs : Lac Albert et la plaine de Semliki (8.240 km²) ; Lac Edouard (8.360 km²) ; Fossé Nord du Lac Tanganyika (5.640 km²) ; Fossé Sud du Lac Tanganyika et fossé à terre de la Luama (33.360 km²).
La RDC partage avec l’Ouganda les bassins des lacs Albert et Edouard, avec le Burundi, la Tanzanie et la Zambie le bassin du lac Tanganyika et avec le Rwanda celui du lac Kivu. Les indices d’hydrocarbures ont été identifiés dans la partie Ougandaise du lac Albert ainsi que dans la plaine de Semliki qui s’étend en grande partie en RD Congo.
Des suintements d’huile avec dégagement de gaz apparaissent lorsqu’on fore des puits dans cette région. Par ailleurs, les sables asphaltiques noirs ou bruns foncés ont été également identifiés dans la région.
Un suintement de pétrole brut s’observe sur le lac Tanganyika au large du Cap Kalamba. D’autres suintements importants du côté ougandais ont été signalés dans les environs du lac Edouard à proximité de l’anticlinal plongeant au nord du bloc faillé de Ruwenzori.
Le Graben Albertine se trouvant à cheval entre les deux pays, des spécialistes estiment que le potentiel pétrolier mis en évidence en Ouganda devrait également exister en RDC.
Bokulaka Baende
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