Covid-19 ayant dicté sa loi, l’Ong congolaise ESSF (Environnement sain sans frontières) dénonce la mauvaise gestion de l’environnement dans l’échelle mondiale et particulièrement en République démocratique du Congo. Son président, M. Alain Botoko, expert en questions climatiques, estime qu’une gestion hasardeuse de l’environnement et toute sa biodiversité est source de la misère, de la pauvreté, et de l’insécurité sociale, économique et sanitaire.
Pour lui, si les décideurs et les leaders des communautés ne s’impliquent pas pour un nouveau départ dans les modèles économiques, des transports, agricoles et d’habitats, « les pandémies et autres catastrophes naturelles ne cesseront de nous surprendre ». Il l’a souligné alors qu’il dressait un bilan sur les trois journées célébrées dernièrement et consacrées à la mobilisation des communautés pour une gestion durable de l’environnement. Il s’agit des Journées internationales de la biodiversité, de l’environnement et celle des océans.
Ainsi pour M. Botoko, la gestion de l’environnement mondial est confrontée aux problèmes cruciaux liés aux mauvaises pratiques, mauvais choix et une exploitation abusive du biotope impliquant la dégradation de cette dernière et s’accompagne des conséquences inédites. Notamment, le dérèglement climatique, la pollution de l’air, des sols et de l’eau, la perte de la biodiversité et la destruction des écosystèmes. « D’une manière concrète, sur les 1.9 millions d’espèces connues au monde, près de 300 disparaissent chaque jour et beaucoup d’autres sont en cours d’extinction », rappelle-t-il.
A en croire le président de l’ESSF, au départ des Belges au début de l’indépendance vers les années 1959, la RD Congo comptabilisait près d’un million d’individus d’éléphants qui étaient visibles dans toutes les forêts et savanes congolaises. Et en 2017, cette population était réduite à 5000 individus, affirme-t-il.
A la même période, poursuit-il, dans les forêts congolaises se trouvaient 1000 rhinocéros blancs du Nord. Il y a plus de 15 ans on ne retrouve aucune trace de cette espèce unique au monde, confirme-t-il. Faisant ainsi remarquer que la RSA (République sud-africaine) à la même époque, avait dans ses parcs 1000 individus de rhinocéros d’une autre espèce plus petite, et en 2017, ce pays comptait déjà près de 10.000 individus.
« Un seul rhinocéros se négocie aujourd’hui entre 15.000 USD et 30.000 USD, selon qu’il est mâle ou femelle. Ces deux exemples nous renseignent que nous n’avons plus d’autres choix que celui de nous repentir en changeant complètement nos habitudes, car en conservant la biodiversité, il y aura création des richesses qui seront accompagnés des emplois durables qui chassent l’instabilité économique et sociale », prévient l’expert environnementaliste congolais Alain Botoko.
Bokulaka Baende
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