Le tourisme est un phénomène social, culturel et économique. Il désigne le fait de se déplacer pour son propre plaisir vers des pays ou des endroits autres que ceux qu’on fréquente habituellement. Ainsi, le tourisme peut se faire à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. Les personnes effectuant le tourisme sont désignées par des termes comme visiteurs, touristes, excursionnistes, résidents, non-résidents.
En 2000, quatre organisations internationales à savoir : l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), la Commission européenne chargée de l’information statistique à l’échelle communautaire (EUROSTAT) et la Division Statistique des Nations Unies (UNSD) ont proposé de définir le concept de « tourisme » comme étant un « ensemble d’activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et de leurs séjours dans les lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année, à des fins de loisirs, pour affaires et autres motifs non liés à l’exercice d’une activité rémunérée dans le lieu visité ».
Dans son livre intitulé « les espaces du tourisme et des loisirs », publié en 2017, Anthony Simon fait remarquer qu’au niveau du tourisme mondial, la moitié des touristes internationaux recensés en 2016 voyagent à des fins de détente, loisirs et vacances, contre 15 % à titre de tourisme d’affaires, et un quart environ pour d’autres motivations : visites aux parents et amis, religion, pèlerinage. Bien plus, 54 % des visiteurs internationaux voyagent vers leur destination par avion, tandis que le reste voyage par transports terrestres (46 %) : par la route (39 %), le rail (2 %) ou l’eau (5 %).
Il a également été établi que le tourisme constituait la plus grande industrie du monde grâce notamment à son impact sur l’économie d’un pays. Le tourisme génère de revenus, crée des emplois.
Quelle serait alors le bien-fondé de cette activité (tourisme) dans la vie de l’homme et pour son épanouissement ? Pour répondre à cette préoccupation, la rédaction de DESKNATURE.COM est allée à la rencontre du professeur des Universités Emile Bongeli, qui assure notamment le cours de sociologie des loisirs dans la filière de communication sociale à l’Institut Facultaire des sciences de l’information et de la communication (IFASIC).
« Le tourisme comporte plusieurs effets sur l’homme. D’abord, en tant qu’individu, il profite de cette occasion pour déconfiner son esprit. Après avoir travaillé pendant une année ou certains temps sur un domaine, le cerveau devient un peu surchargé. Il faut décongeler le cerveau c’est-à-dire faire quelque chose qui puisse vous mettre en dehors de votre travail pour vous refaire psychologiquement. Donc, ça contribue à votre santé mentale. Ensuite sur le plan instructif, le fait de côtoyer d’autres milieux vous permet de rencontrer d’autres types de cultures, d’autres types d’environnements. Cela contribue à votre formation intellectuelle en général », a confié, à DESKNATURE.COM, le Professeur Bongeli.
Il énumère ainsi quelques particularités du tourisme :
· Est une expérimentation différentielle c’est-à-dire ça diversifie la culture et les pratiques ;
· La confrontation à l’altérité : on se met à la rencontre (contact) de l’autre ;
· C’est un apprentissage en ce sens qu’on ne naît pas touriste mais on apprend à l’être.
A propos du choix de la destination pour son tourisme, le professeur explique :
« Dans le cadre de l’exercice de loisir, l’homme est libre de choisir le loisir qu’il lui faut. Cependant, il y a des contraintes sociales notamment des contraintes économiques. On ne peut pas choisir un secteur du tourisme qui dépasse vos propres capacités. Ça un coup. Si par exemple, il s’agit d’une personne qui a des moyens, elle peut décider de quitter le pays pour aller faire son tourisme dans un autre pays. Ça implique les moyens. Il peut décider d’aller dans une ville du pays qu’il va choisir en fonction de son budget. Tout comme aussi, si elle n’a pas beaucoup de moyens, elle peut choisir des lieux touristiques proches, périurbain ou urbain. Donc, tout dépend de ses moyens financiers parce que le tourisme n’est pas gratuit. Il y a un coût pour ça ».
Trop souvent vu simplement à partir de sa finalité économique, c’est-à-dire l’industrie touristique, le tourisme recèle pourtant des dimensions humaines et sociales importantes. D’ailleurs, à ses origines, c’est par ses bienfaits sur les individus que l’on justifiait les déplacements qu’il suppose.
Japhet Toko et Trésor Mutombo
Le Vice-Premier ministre en charge de l'intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a procéd
Le Monkeypox, également connu sous le nom de variole du singe, est une maladie virale qui a récemment attiré l'attention en raison de plusieurs cas
En République démocratique du Congo, le Président de la République Félix Tshisekedi a promulgué le 14 novembre dernier la loi p
La justice belge a condamné trois personnes à des peines allant jusqu’à 8 mois de prison ferme et à une amende allant jusqu’à 8 000€ pour avoir imp