Selon un rapport de la Banque mondiale publié en 2013, les revenus annuels des secteurs agricoles et agroalimentaires en Afrique devraient atteindre 1.000 milliards de dollars américains d’ici 2030, contre seulement 300 milliards estimés en 2013. Un expert camerounais, M. Rodrigue Essama, explique cette situation par le fait que le « Berceau de l’Humanité » dispose de près de la moitié des terres fertiles inexploitées dans le monde et n’utilise que 2 % de ses réserves hydriques renouvelables, contre 5 % en moyenne sur la planète.
Selon lui, l’irrigation est également sous-utilisée dans le continent africain (3 % contre 47 % en Asie), ce qui explique un rendement encore loin de ceux des pays plus développés (1,2 tonne par hectare pour les céréales contre 5,5 dans l’Union européenne). Cet expert pense dur comme fer que l’agroalimentaire est un secteur porteur en Afrique.
Pour lui, ce secteur revêt même un caractère « stratégique » tant les perspectives d’avenir qu’il présente sont pour le moins excellentes. Résultat : Entreprises, investisseurs et experts s’y intéressent de plus en plus.
Dans son analyse nous parvenue, il estime qu’avec des parcelles disponibles à la location pour à peine 100 dollars par an et par hectare, le continent africain a de quoi attirer un large panel d’exploitants, qui y voient le futur fournisseur de la planète. D’autant que l’incroyable croissance démographique à venir (+7 milliards d’habitants dans le monde), promet une demande gigantesque et des opportunités considérables pour l’ensemble du secteur. Une aubaine pour la population africaine, dont 60 % des actifs vivent déjà des revenus de l’industrie agroalimentaire, soutient-il.
Il souligne cependant qu’il y a des questions environnementales et sociales liées à la production agroalimentaire, notamment la gestion de l’eau ou la gestion des terres, les fraudes aux importations et de concurrence déloyale, de santé, car certains aliments vont malheureusement créer des maladies (si ce n’est le cas déjà), liées aux nouveaux modes de consommation. Il prend ainsi l’exemple des importations de certains produits de volailles ou de viandes surgelés venant d’Europe, d’Amérique du Sud ou d’Asie, dont les conditions de leurs traitements hygiéniques laissent souvent à désirer.
L’expert camerounais Rodrigue Essama conclu que devant l’effervescence du secteur agroalimentaire tout entier, plusieurs obstacles restent encore à franchir avant que l’Afrique ne devienne leader de l’agrobusiness mondial : manque d’infrastructures, insécurité alimentaire, questions environnementales et sociales, fraudes aux importations, etc.
Bokulaka Baende
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