Depuis mardi 30 août dernier, à l’initiative de l’Ong Congo Basin Conservation Society (CBCS), les organisations de la Société civile environnementale dans la province du Sud-Kivu se sont réunies dans le cadre d’un atelier de trois jours. Lequel vise le renforcement des capacités des acteurs locaux sur la gouvernance des ressources naturelles, la conservation et la promotion des droits des peuples autochtones et communautés locales vivant autour du Parc national Kahuzi Biega (PNKB) dans la province du Sud-Kivu.
À en croire une note d’information de l'Ong Congo Basin Conservation Society (CBCS), à ce jour, les impacts de la conservation du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB) s’avèrent encore critiques. Et les communautés vivant dans et autour du PNKB ne comprennent toujours pas le bienfondé de la gestion durable des ressources naturelles, de la conservation de ses habitats et d’autres ressources qu’ils contiennent.
Cette organisation de la société civile environnementale les accuse de faire fi aux lois sur la gestion durable des ressources naturelle et la gouvernance des aires protégées. Ce qui conduit dans certains cas, aux crises et incompréhensions entre les gestionnaires du parc et ses riverains. Auxquelles s’ajoutent, déplore l’Ong CBCS, le problème des groupes armés dans le parc qui favorise la perte d’une grande partie des ressources de ce dernier et augmente le niveau des criminalités floristiques et fauniques.
L’Ong CBCS dit avoir organisé ces assises afin d’assurer la bonne gouvernance et gestion durable des ressources naturelles et la redynamisation des comités locaux de la société civile environnementale autours du Parc national Kahuzi Biega (PNKB). Ce qui implique donc les communautés locales riveraines dans la gouvernance de ce parc national.
D’autant plus que, les comités locaux qui s’occupent des actions de plaidoyer à l’échelle locale, le monitoring des cas de violation des droits de l’homme et l’inventaire des criminalités fauniques et floristiques, s’avèrent indispensables. D’où, la nécessité de les outiller encore davantage à travers des formations pour le renforcement de leurs capacités.
L'idéal est la mutualisation des efforts pour la gouvernance des ressources naturelles dans le territoire de Kabare et la protection des aires protégées de la République démocratique du Congo, particulièrement le Parc de Kahuzi Biega. Ce parc étant actuellement victime des multiples actes des crimes environnementaux dont les criminels ne répondent pas toujours de leurs actes devant la justice.
Le contexte de l’atelier
En effet, les forêts de la République démocratique du Congo hébergent une diversité biologique unique au monde et revêtent une importance pour le climat mondial. Elles sont traditionnellement une ressource importante pour la population locale et pour l’économie du pays dépendant de la stabilité écologique et culturelle des communautés. La grande biodiversité floristique et faunique que contiennent ces forêts offre des nombreux services écosystémiques qui aujourd’hui subissent de fortes pressions suite aux interactions humaines.
Cette situation, conduit la RDC en générale et la province du Sud-Kivu en particulier, à perdre chaque année des milliers d’hectares de ses forêts dont le Parc NationDual de Kahuzi-Biega constitue l’un des écosystèmes subissant des telles menaces surtout dans la partie de haute altitude. Les principaux facteurs directs de cette perte de couvert forestier sont inventoriés dans les activités anthropiques telles que : l’agriculture, l’exploitation artisanale du bois, la production de bois d’énergie (charbon de bois et bois de chauffage), l’exploitation minière artisanale à l’intérieur de l’aire protégée et l’exploitation forestière industrielle (quoique principalement indirecte).
Ainsi, il faut y ajouter les grands moteurs sous-jacents qui sont : la faible gouvernance des ressources naturelles au niveau locale et la croissance démographique qui influent sur le besoin permanant de l’utilisation des terres et des ressources pour le besoin de survie des peuples autochtones et communautés locales riveraines. Cette surexploitation des terres conduit à la destruction des habitats naturels des grandes valeurs écologiques.
Du partenariat avec la coopération allemande
Signalons que cette activité de la société civile environnementale dans la province du Sud-Kivu est organisée avec l’appui de la Coopération allemande, à travers la GIZ qui met en œuvre en RDC, le Programme de maintien de la Biodiversité et Gestion durable des Forêts (BGF). Ce, en collaboration étroite avec ses partenaires congolais, notamment le Ministère de l’Environnement et Développement durable (MEDD) et l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
Ce programme BGF s’établit sur 3 provinces (Kinshasa, Sud-Kivu et Maniema) et intègre un cofinancement de l’Initiative pour les Forêts d’Afrique Centrale (CAFI), au travers de la gestion du FONAREDD (Fonds National REDD+ en RDC), pour les activités dans la province du Maniema. Son objectif global du programme est triple : la protection de la biodiversité, la gestion durable de la forêt tropicale et la situation économique de la population locale pauvre dans certaines zones se sont améliorées.
Pour cela, le programme vise à étendre et à consolider les approches fondées sur les droits de l'homme et la valorisation des services écosystémiques pour une gestion durable des ressources forestières et la conservation de la biodiversité. Ce, à travers les ministères compétents et d’autres structures étatiques, la société civile, des prestataires de services et des structures privées.
Signalons en outre que les efforts de ce programme BGF se concentrent sur cinq axes thématiques que sont : l’amélioration des conditions de protection et d'utilisation durable de la biodiversité et des ressources forestières ; l’amélioration des compétences de planification, de mise en œuvre et de médiation des acteurs impliqués dans les processus de gouvernance locale ; l’amélioration de l’utilisation durable des ressources forestières, des pâturages et des ressources agricoles dans les zones périphériques des parcs nationaux ; l’amélioration de la mise en valeur énergétique des ressources ligneuses autour des centres urbains et, enfin, l'amélioration de la pratique de l’agriculture durable.
Bokulaka Baende
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