Les étudiants ont été appelés à jouer un rôle central dans la lutte contre la pollution plastique, une menace pesant non seulement sur la nature, mais aussi sur les diverses espèces vivant sur notre planète. Cet appel a été lancé le jeudi 3 juillet, lors d'une journée de sensibilisation organisée par l'Institut Supérieur de Tourisme (ISTOU-Goma) à l'occasion de la Journée Internationale Sans Sac Plastique.
La conférence-débat, tenue à l'Institut Supérieur de Tourisme (ISTOU-Goma), s'est centrée sur le thème : « Sensibilisation à l'impact des sacs plastiques sur l'environnement et la promotion d'alternatives durables ». Elle visait à rappeler aux étudiants leurs responsabilités dans cette lutte noble visant la protection de l'environnement.
Deux panélistes étaient présents. Le premier a souligné la contribution précieuse des étudiants dans cette bataille ; leur force intellectuelle, leur capacité à mobiliser via les réseaux sociaux, ainsi que leur pouvoir d'influence en tant que nouvelle génération de décideurs, chercheurs, juristes et entrepreneurs.
Madame Aline Mukovi Neema, assistante au premier niveau à l'Institut supérieur de tourisme, a mis en avant que les déchets plastiques égarés dans les villes de Goma et Bukavu constituent une menace significative pour l’écosystème du lac Kivu et, par extension, pour la santé de la population.
Elle a également incité les participants à adopter une bonne gestion des déchets plastiques et à envisager leur recyclage, ce qui pourrait également représenter une opportunité entrepreneuriale.
« Notre intervention avait pour but de motiver les étudiants, de les sensibiliser et de leur faire approprier l’action, jusqu’à ce que chacun devienne un citoyen responsable, un écocitoyen. Cela, dans le sens où, au-delà de leurs formations académiques, au-delà de leurs filières, au-delà de leurs futures responsabilités dans le monde actif, ils doivent s’approprier le sens du devoir envers la communauté en ce qui concerne la gestion des plastiques ou des sacs plastiques, et partager efficacement ce que seraient les solutions pratiques pour une bonne gestion de ces déchets."
En tout cas, il s’est agi d’une question de responsabilisation de la jeunesse, surtout des étudiants en formation à l’ISTOU, concernant cette problématique de gestion des sacs plastiques et de leurs impacts.
"Nous voulons qu’ils deviennent les messagers de la communauté, qu’ils soient les mobilisateurs de la société, qu’ils en parlent, parce que c’est ce que nous devons faire à notre niveau en tant que formateurs », a-t-elle fait savoir.
Emmanuel Ndimwiza, activiste environnementaliste et participant à la conférence, a exhorté la population à une meilleure gestion des déchets. Il a invité les opérateurs économiques à investir dans la fabrication de matériaux d'emballage biodégradables et a demandé à l'État congolais de construire des usines pour produire des sacs biodégradables.
" Nous, en tant qu’activistes environnementaux, nous sommes en train d’accentuer cette campagne relative à l’éducation environnementale, pour que les gens aient conscience exactement du danger que les plastiques sont en train de représenter au niveau mondial. Comme vous le savez, la ville de Goma, c’est mon terrain ; là, je fais le ramassage de plastiques, que ce soit sur le lac ou sur les avenues de la ville de Goma. La ville de Goma est vraiment polluée par ces déchets plastiques, et ces déchets ont un impact, que ce soit sur l’environnement donc sur toute la biodiversité mais aussi sur la santé humaine, sur l’économie même du pays, et sur l’ensemble de tout ce qui compose l’humanité.", a-t-il déclaré.
Et de poursuivre :
"Et nous, en tant qu’acteurs intervenant dans ce secteur, nous sommes en train de sensibiliser le public pour qu’exactement on puisse asseoir cette campagne relative à l’environnement, afin que les gens développent une éthique, qu’ils changent leurs pratiques, qu’ils changent leur comportement vis-à-vis des plastiques. C’est pourquoi nous avons participé à cette conférence-débat organisée par l’Institut supérieur de tourisme de Goma », a-t-il ajouté.
Chaque année, le 3 juillet est consacré à la Journée Mondiale Sans Sacs Plastiques. Malheureusement, à Goma, les sacs plastiques, notamment en sachets, sont omniprésents, envahissant les rues de la ville.
Les organisations œuvrant dans le secteur de l'environnement rappellent que ces déchets perturbent l'équilibre écologique, nuisent à l'agriculture, et représentent un danger pour la santé. Pourtant, avec une gestion appropriée, il est possible de recycler ces déchets afin de créer des carreaux ou d'autres objets utilitaires.
Emmanuel Ndimwiza insiste sur la nécessité de ne pas laisser les déchets plastiques dans des endroits interdits pour éviter la pollution. Il recommande de rejoindre des associations dédiées à la collecte des déchets.
Il souligne que les déchets plastiques dégradent la biodiversité, affectent l'agriculture et polluent l'air, menaçant ainsi les espèces animales.
Malgré l'interdiction de la commercialisation des emballages plastiques proclamée par les autorités, leur utilisation persiste. Emmanuel Ndimwiza rappelle que les sacs plastiques présentent le double inconvénient d'être difficilement biodégradables et de se disperser facilement. Ils pourraient être remplacés par des sacs réutilisables ou recyclables, ainsi que par des emballages en papier.
« Comparativement à la situation d'avant, rien n'a changé jusque-là, parce que la situation d'avant est égale à la situation actuelle. D'ailleurs, moi, je suis en train de voir que les plastiques sont en train de prendre de l'ampleur non seulement sur les artères de la ville de Goma, mais aussi sur le lac Kivu. Sur le plan des initiatives, il y a quand même des actions qu'on est en train de prendre, notamment demander aux ménages de payer quelque chose pour ce qui est de l’évacuation des plastiques ou des déchets ménagers. C’est une initiative louable, mais on ne sait pas si ce sont des mesures qui seront concrètes. Mais arriver à dire qu’on ne va plus jeter les bouteilles plastiques ou les déchets ménagers partout, c’est aussi une initiative que nous sommes en train de saluer. Ce qui reste, c’est d’avoir un seul point où l’on pourra stocker ces déchets plastiques et ménagers, mais aussi concevoir un plan de recyclage ou de transformation de ces déchets plastiques, parce qu’on ne peut pas vivre dans un environnement pollué. Ce sont des initiatives pour lesquelles nous sommes en train de dire que les autorités doivent accentuer ce type de mesures, afin que la ville de Goma garde son aspect touristique », a-t-il indiqué.
Au niveau mondial, cette journée mondiale sans sacs plastique. a été célébrée sous le thème : « Mettre fin à la pollution plastique mondiale », tandis qu'en République Démocratique du Congo, la ministre de l'environnement a souligné la nécessité de « solutions à la pollution plastique » lors de la 51e commémoration. La responsabilité collective est engagée, et il est impératif que chacun participe à la gestion des déchets.
Les efforts ne manquent pas, notamment à Goma où des campagnes contre la pollution plastique sont en cours. La prolifération des sacs en plastique, souvent abandonnés, pose un véritable danger pour l'environnement.
Déjà ce jeudi 3 juillet, une nouvelle campagne intitulée « Ensemble pour Goma sans pollution plastique » a été lancée, mobilisant les citoyens autour d'un objectif commun ; mettre fin à la pollution plastique par le biais de sensibilisations et de plaidoyers écologiques.
Cette initiative espère une implication accrue des autorités pour lutter contre la pollution plastique, conscient que ces sacs, peu biodégradables et facilement dispersables, doivent être remplacés par des alternatives durables.
Josué Mutanava, à Goma
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