La République démocratique du Congo, et particulièrement la ville-province de Kinshasa, fait face à un problème récurrent de gestion des déchets, lequel contribue à des conséquences telles que des inondations répétitives observées depuis plusieurs années. Cette situation a été à maintes reprises évoquée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, lors de différentes réunions du Conseil des ministres.
À ce sujet, le gouvernement semble désormais se pencher concrètement sur la question et a adopté, lors de la 80ᵉ réunion du Conseil des ministres, le Programme national de gestion et de valorisation économique des déchets en République démocratique du Congo. Le dossier a été présenté par Arlette Bahati Tito, ministre déléguée auprès du ministre de l’Environnement et du Développement durable, en charge de la Nouvelle économie du climat.
Expliquant les enjeux et les défis liés à ce programme, Arlette Bahati Tito, ancienne présidente de la Commission Environnement du Sénat, a indiqué que la mauvaise gestion des déchets coûterait à la République démocratique du Congo environ 25 millions de dollars américains chaque mois. Selon ce membre du gouvernement Suminwa, ce secteur représente par ailleurs près de 11 % des émissions de gaz à effet de serre, alors même que les déchets constituent une opportunité importante en matière de création de richesses et d’emplois.
"La structuration de ce secteur pourra générer 50.000 emplois directs et 150.000 indirects, nettoyer nos villes et stimuler l’économie nationale. D’où, la nécessité de lancer ce Programme national placé sous l’autorité de la Première Ministre,
pour une meilleure coordination des intervenants et Ministères sectoriels
concernés", a-t-elle précisé dans le compte rendu de la réunion tenue vendredi 27 février 2026 à la Cité de l'Union africaine sous la direction du Chef de l'État Félix Tshisekedi
Selon la ministre déléguée auprès du ministre de l’Environnement et du Développement durable, en charge de la Nouvelle économie du climat, citée dans le compte rendu de la réunion, la mise en œuvre dudit programme se fera en trois phases, avec Kinshasa comme ville pilote, avant son déploiement dans les autres villes du pays. Il s’agit de : (i) la phase I d’urgence, prévue pour une durée de six mois ; (ii) la phase II de renforcement des capacités, étalée sur 18 mois ; et (iii) la phase III d’opérationnalisation, d’une durée de 24 mois.
Madame Arlette Bahati Tito a, à cet effet, sollicité la mise en place d’une task force multisectorielle chargée de la gestion et de la valorisation économique des déchets, en vue du lancement de la phase d’urgence, ainsi qu’une mobilisation générale de la population pour le nettoyage de la ville de Kinshasa.
La ministre déléguée auprès du ministre de l’Environnement et du Développement durable, en charge de la Nouvelle économie du climat, a été appuyée dans ses explications par le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, ainsi que par la ministre déléguée auprès du ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, en charge de la Politique de la ville.
La mauvaise gestion, voire l’absence d’une politique efficace de gestion des déchets en République démocratique du Congo, et particulièrement à Kinshasa, est perçue dans l’environnement sociopolitique congolais, de même que par les experts environnementaux, comme une véritable crise écologique majeure. Selon des statistiques régulièrement évoquées par les autorités, la seule ville de Kinshasa produit chaque jour plus de 12 000 tonnes de déchets, dont une proportion importante de plastiques, entraînant une pollution accrue et des inondations récurrentes.
Pour y faire face, les autorités ont, par le passé comme aujourd’hui, initié plusieurs actions, notamment l’" Opération Coup de poing" , ainsi que le lancement de nouveaux programmes de gestion visant à améliorer le tri, la collecte et le recyclage des déchets. Toutefois, les résultats escomptés peinent encore à se matérialiser de manière visible et tangible dans le vécu quotidien des Congolais.
Cette réforme engagée par le gouvernement central coïncide avec une attention d’intérêt des autorités de la ville-province de Kinshasa pour la question de l’assainissement. Dans la capitale, les autorités provinciales ont récemment durci le ton en la matière. Dans le cadre du programme " Kinshasa Ezo Bonga ", porté par le gouverneur Daniel Bumba, la Régie de gestion des déchets de Kinshasa (REGEDEK) a annoncé le lancement, à partir du 2 mars 2026, d’un contrôle systématique des opérations d’évacuation des déchets ménagers.
En prélude à cette mesure, une délégation mixte composée de la Direction générale de la REGEDEK, du bourgmestre de la commune de la Gombe, d’associations de jeunes ainsi que du chef du quartier Cliniques zone pilote retenue pour le démarrage a mené, samedi 14 février dernier, une opération de sensibilisation sur le terrain. L’objectif était de préparer les ménages, les producteurs de déchets et les entreprises de collecte aux nouvelles exigences, avant l’entrée en vigueur effective des contrôles.
Clément MUAMBA
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