Un grave incident environnemental s’est produit ce mercredi matin sur la Route Nationale 39, à hauteur du village Kafwaya, dans la chefferie des Bayeke, province du Lualaba. Un camion transportant de l’acide, appartenant à l’entreprise GPM RTR, s’est renversé après avoir tenté d’éviter une moto transportant des substances minérales. Le liquide toxique s’est alors déversé dans un champ avant de rejoindre la rivière Nkonka, provoquant une pollution chimique inquiétante.
Selon plusieurs témoins sur place, une forte odeur nauséabonde s’est rapidement dégagée de la rivière. Les habitants affirment que l’eau présente déjà des signes de contamination, notamment la disparition soudaine d’animaux aquatiques.
« L’acide a coulé directement jusque dans la rivière. Depuis, plus aucun poisson n’y survit. C’est une catastrophe pour les familles qui vivent de la pêche ici », a témoigné Jean-Paul Kanyinda, membre de la société civile locale.
Les autorités locales de la chefferie et de la commune de Fungurume ont formellement interdit la consommation et la vente des poissons provenant des rivières Nkonka et Dipeta, cette dernière recevant les eaux de la première. Elles appellent également la population à ne pas utiliser l’eau de ces rivières pour le lavage des minerais ou les besoins domestiques, le temps que les analyses soient effectuées.
Le communiqué de la société civile exhorte les services étatiques compétents, notamment l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE) et la Direction de la Protection de l’Environnement Minier (DPEM), à descendre en urgence sur le terrain pour prélever des échantillons et évaluer l’ampleur de la pollution.
« Il est impératif que les autorités environnementales agissent rapidement afin d’éviter une crise sanitaire majeure. Le principe du pollueur-payeur doit s’appliquer sans exception », a déclaré Don Bosco Tshiyesu Kayombo, propriétaire du champ contaminé.
Si Tenke Fungurume Mining (TFM) n’est pas directement impliquée dans l’accident, les acteurs locaux lui demandent d’appuyer les efforts de dépollution, notamment par l’aspersion de chaux sur le site, comme cela avait été fait lors d’un précédent déversement dans la même zone.
Enfin, la société civile insiste pour que les victimes soient indemnisées et que les entreprises responsables répondent de leurs actes devant la justice. « L’État doit cesser de fermer les yeux. On ne peut pas continuer à laisser les citoyens affectés sans compensation », déplore le communiqué.
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