La protection de l’environnement constitue l’un des axes prioritaires de l’action gouvernementale, surtout dans un pays à vocation minière comme la République démocratique du Congo. Lors de la 80ᵉ réunion du Conseil des ministres, la Première ministre, Judith Suminwa, a insisté sur l’urgence et la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle des normes environnementales dans le secteur minier.
Dans son exposé devant le Président de la République, Félix Tshisekedi, et les membres du gouvernement réunis vendredi 27 février 2026 à la Cité de l’Union africaine, la cheffe de l’exécutif central a rappelé que la pollution de l’air, de l’eau et, plus globalement, de l’environnement dans les différentes zones d’exploitation minière constitue une préoccupation majeure pour le gouvernement.
Récemment, a-t-elle indiqué, des équipes gouvernementales ont été dépêchées sur le terrain, notamment dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, afin d’évaluer la situation. Selon Judith Suminwa, les constats sur le terrain sont alarmants et nécessitent des réajustements urgents pour mieux encadrer les activités minières et protéger l’environnement.
"Le rapport établi révèle, d'une part, des manquements graves de la part de plusieurs entreprises et, d'autre part, des dysfonctionnements structurels dans les dispositifs de contrôle, engageant la responsabilité des services techniques directement impliqués dans la chaîne", renseigne le compte rendu de la réunion
Étant donné que la protection de l’environnement constitue l’un des enjeux majeurs des douze engagements retenus dans le cadre du programme de "Facilité sur la résilience et la durabilité " conclu avec le FMI, dont l’échéance est fixée à février 2027, la Première ministre, Judith Suminwa, estime qu’il est nécessaire d’améliorer l’opérationnalisation des dispositifs actuellement en place.
"Les deux ministres directement impliqués, à savoir la ministre de l'Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat, ainsi que le ministre des Mines, ont été chargés de former une commission mixte composée de leurs experts afin de proposer dans les meilleurs délais un dispositif plus efficace, susceptible de renforcer la synergie et d'assurer la cohérence des actions menées par les différentes équipes de contrôle", a recommandé la première Ministre Judith Suminwa.
Selon toujours la cheffe de l'exécutif central cité dans le compte rendu de la réunion du Conseil des ministres, es propositions concrètes devront être faites pour une réforme sur la protection de l'environnement et des populations riveraines afin de sécuriser les activités d'exploitation minières sur toute l'étendue de la République tout en promettant que les experts de la primature viendront en renfort à ladite commission.
En novembre de l'année dernière, le Ministre d'État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, avait annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire après la rupture d’un bassin de rétention appartenant à l’entreprise minière Congo Dongfang Mining (CDM). Cet incident a entraîné le déversement d’une importante quantité d’eaux usées dans le quartier Kassapa, à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga.
Survenu le 4 novembre 2025, l’accident a provoqué l’inondation de routes, d’habitations, de rivières et du marché dit « Moïse », exposant les populations locales à des risques sanitaires immédiats et causant ce que les autorités qualifient de « véritable catastrophe environnementale ». Face à cette situation, Guillaume Ngefa a instruit le procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir sans délai une enquête afin d’identifier les responsabilités et d’engager les poursuites prévues par la loi.
Face à la gravité des faits, le Président Tshisekedi avait lors d'une réunion du Conseil des ministres condamné « avec la plus grande fermeté » ces manquements, qu’il a qualifiés d’actes irresponsables, contraires à la législation nationale sur la protection de l’environnement et aux normes en vigueur dans le secteur minier.
Par ailleurs, selon le compte rendu de la réunion, Félix Tshisekedi a salué les mesures conservatoires déjà engagées par le ministère des Mines, consécutives aux missions dépêchées sur place par le Gouvernement et la Présidence. Le Chef de l’État a exigé que les responsabilités soient clairement établies et que les auteurs des violations répondent de leurs actes devant la loi. Il a également insisté sur la nécessité d’une réparation intégrale des dommages subis par les populations touchées, estimant que la protection des communautés locales doit rester une priorité absolue dans le secteur extractif.
Le Chef de l'Etat Félix Tshisekedi a lancé un appel à la vigilance à tous les opérateurs miniers et industriels œuvrant en RDC. Selon lui, le respect des règles environnementales « n’est ni négociable ni accessoire », mais constitue une obligation légale, réglementaire et morale, au cœur de la vision nationale d’un développement durable et responsable.
Clément MUAMBA
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