Les cultures vivrières de base, notamment le manioc et le maïs, sont confrontées à de graves menaces phytosanitaires dans les groupements de Buzi et Mbinga Nord, situés dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, alerte la Synergie des organisations paysannes engagées dans la lutte contre la faim et la pauvreté.
Selon cette structure paysanne, le manioc, principale source alimentaire des ménages locaux, est fortement touché par la bactériose et la pourriture des racines, des maladies qui entraînent une baisse considérable des rendements, voire la perte totale des récoltes.
De son côté, le maïs souffre de plusieurs pathologies, notamment la rouille, le charbon ainsi que diverses viroses, compromettant sérieusement la production agricole dans la zone.
La situation sanitaire des cultures est d’autant plus préoccupante que d’autres maladies végétales sont également signalées.
"Il s’observe l’apparition de plusieurs maladies de plantes telles que le wilt bactérien des bananiers, les chenilles légionnaires du maïs et la pourriture du manioc, qui risquent de compliquer davantage la situation socio-économique de la population vivant essentiellement de la production vivrière," a déclaré Bodson Habamungu, responsable de cette synergie.
Face à cette menace multiple, les organisations paysannes craignent une famine sévère dans les groupements de Buzi et Mbinga Nord si aucune action urgente n’est entreprise. La majorité des habitants de cette partie du territoire de Kalehe étant des agriculteurs, toute baisse significative de la production agricole aurait des conséquences directes sur la sécurité alimentaire, les revenus des ménages et la stabilité sociale.
La synergie des organisations paysannes lance ainsi un appel pressant aux autorités locales, provinciales et nationales, ainsi qu’aux organisations humanitaires et partenaires techniques, afin de mettre en place des interventions urgentes. Celles-ci incluent notamment l’appui phytosanitaire, la fourniture de semences améliorées résistantes aux maladies, la formation des agriculteurs et l’assistance alimentaire en cas d’urgence.
Sans une réponse rapide et coordonnée, préviennent les acteurs locaux, la situation pourrait s’aggraver et plonger des milliers de familles dans une insécurité alimentaire aiguë, dans une région déjà fragilisée par la pauvreté et la dépendance à l’agriculture de subsistance.
La République démocratique du Congo s’engage vers une meilleure valorisation de la recherche scientifique environnementale.
L’opération dénommée « Kinshasa zéro bouteille plastique » a été officiellement lancée samedi à Kinshasa par l’autorité urbaine, d
Les cultures vivrières de base, notamment le manioc et le maïs, sont confrontées à de graves menaces phytosanitaires dans les groupements d
Lors de la 76ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 2 janvier 2026, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de l