Le député national élu de Mambasa (Ituri), Jefferson Abdallah Pene Mbaka, a adressé une question écrite au directeur général de l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) afin d'obtenir des éclaircissements sur la présence d'okapis dans plusieurs zoos à travers le monde.
Déposée le 14 mai dernier au bureau de l'Assemblée nationale, cette démarche de contrôle parlementaire s'appuie sur les dispositions des articles 100 et 138 de la Constitution relatives au contrôle de l'action des établissements publics.
Dans sa correspondance, l'élu rappelle que l'okapi constitue l'une des espèces emblématiques de la République démocratique du Congo. Endémique du pays, cet animal protégé vit naturellement dans les forêts de l'Ituri et représente un symbole important de la biodiversité congolaise.
"Curieusement, depuis un certain temps, il est fait écho de la présence des okapis en Amérique dans des zoos, pourtant espèce totalement protégée en République démocratique du Congo", écrit-il.
Face à cette situation, le député formule quatre préoccupations majeures à l'attention de la direction générale de l'ICCN.
Il souhaite d'abord connaître le nombre exact d'okapis originaires de la RDC actuellement présents dans des parcs zoologiques et centres de conservation à travers le monde.
L'élu de Mambasa demande ensuite à l'ICCN de préciser le cadre légal ayant permis le transfert de ces spécimens hors du territoire national, ainsi que les accords éventuellement conclus avec les institutions étrangères concernées.
Jefferson Abdallah Pene Mbaka s'interroge également sur les retombées économiques que pourrait tirer la RDC de la présence de ces animaux dans des structures étrangères, notamment en matière de coopération scientifique, de conservation ou de revenus financiers.
Enfin, il sollicite des explications sur les mécanismes de gestion et de traçabilité des éventuelles ressources générées dans le cadre de ces partenariats internationaux.
À travers cette initiative, le député entend obtenir davantage de transparence sur la gestion d'une espèce emblématique de la biodiversité congolaise et sur les accords de coopération conclus dans le domaine de la conservation de la faune.
La réponse du directeur général de l'ICCN est désormais attendue afin d'éclairer la représentation nationale sur ce dossier.
Freddy UPAR, à Bunia
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