Au Maniema, des chinois opérant illégalement dans le parc national de la Maiko ont renforcé leurs matériels d'exploitation semi-industrielle des minerais. Des sources au sein du parc demandent l'arrêt immédiat de ces activités qui exposent la faune et la flore à la destruction.
C'est depuis le mois de décembre 2025 que ces chinois ont épanoui leurs sites d'exploitation jusqu'à quelques mètres du quartier général des gestionnaires du parc. Tout a été bien planifié et exécuté, car selon nos sources, ces exploitants miniers ont procédé à l'ouverture d'une route d'environ 7 kilomètres au sein du parc.
« Quand ils sont arrivés, ils ont installé leurs machines à 500 mètres du quartier général. Ils ont sollicité le groupe rebelle Simba pour sécuriser leurs engins. On ne connaissait pas leur mission. Ils ont finalement amené les engins pour ouvrir la route. Ils ont travaillé nuitamment pendant 3 jours, ils sont arrivés au site indiqué à 7 kilomètres sur la route Walikale- Kisangani. Ils ont installé leur camp », explique notre source.
Ces chinois, à en croire nos sources, opèrent d'un commun accord avec la coopérative minière de Bakumu. Celle-ci, malgré les interdictions des autorités politicoadministratives, poursuit son expansion dans le parc. Des conséquences sont néfastes. Des animaux, notamment des espèces rares sont menacés.
« Ils peuvent commence à la limite mais ils finiront dans le parc. Et avec des machines de chinois, ça fait à ce que beaucoup de gens arrivent dans le parc. Quand les gens arrivent, il y a une pression qui sera faite, il y aura destruction d'habitats des animaux. Avec le vrombissement des machines, les espèces vont fuir la zone, ce qui fait à ce qu'on assistera à l'immigration des espèces. Le braconnage va se faire puisqu'il y aura beaucoup de clients. Comme c'est aussi à côté de la rivière, il y aura la pêche illicite. Et comme ils utilisent des mercures, il y aura aussi la pollution de l'eau », a laissé entendre notre source.
Le Parc national de la Maiko dit avoir déjà saisi la justice pour obtenir le départ de ces « destructeurs de la nature ». Maiko appelle les autorités à « interdire cette activité. Seulement au Congo où les expatriés peuvent arriver sans document et ils commencent détruire même les biens publics de l'État. Un congolais ne peut pas aller en Chine et commencer à exploiter ».
Gaston MUKENDI, à Kisangani
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