Au cours d’une de leurs réunions d’évaluations de leurs activités à Kinshasa, les points focaux des Observatoires des ressources naturelles (ORN) de la Commission épiscopale pour les ressources naturelles (CERN/CENCO), ont soutenu que leur conviction profonde est que l’exploitation des ressources naturelles en Rd Congo puisse contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations congolaises. Malheureusement cela est loin d’être le cas, ont-ils regretté.
Pour ces prélats catholiques, le constat est que l’exploitation des ressources naturelles en RDC se fait de façon irresponsable et constitue de plus en plus une menace sérieuse sur l’environnement. Voilà pourquoi, ils ont attiré l’attention des autorités tant locales, provinciales, nationales que régionales et internationales sur les problèmes urgents de l’heure liés à l’exploitation illégale, clandestine, irrationnelle et irresponsable, ou à la non exploitation de certaines ressources naturelles (le gaz méthane du lac Kivu par exemple) en Rd Congo.
Entre autres ces problèmes, ils ont cité la problématique de l’exploitation des ressources naturelles dans les aires protégées de la Rdc (notamment les parcs des Virunga et Salonga) avec les projets alternatifs visant à réduire la pression sur ces sites. Mais aussi l’extension des réserves au mépris des besoins vitaux des populations riveraines ; la question du dégazage ou de l’exploitation du gaz méthane dans le lac Kivu ; la délocalisation sans indemnisation équitable des populations.
Autres problématiques citées sont celles de l’exploitation forestière artisanale et semi-industrielle anarchique et non encadrée ; du non-respect par les entreprises extractives de la réglementation en Rd Congo en matière de gestion des ressources humaines ; et de l’exploitation anarchique du bois en Rd Congo sans respect des clauses sociales signées conjointement avec la population.
Mais aussi de l’attribution et de l’accaparement de certaines surfaces de terre à des particuliers et des multinationales sans tenir compte des intérêts d’une grande partie de la population ou des lois du pays ; de la création des zones d’exploitation artisanale ; de l’enlisement autour de la révision du Code minier ; des feux de brousse provoquant des incendies des maisons et de la déforestation ; de la réhabilitation des entreprises extractives nationales…
Pour une « diplomatie écologique »
De ce qui précède, ils ont recommandé au Gouvernement de la République à mener une « diplomatie écologique » pour faire bénéficier les populations congolaises de l’avantage des ressources naturelles de la Rd Congo et des efforts fournis pour la conservation du bassin du Congo. Aussi, d’envisager dans un avenir proche, l’introduction ou l’actualisation dans le cursus scolaire, du cours sur l’initiation à la gestion de l’environnement et à l’usage responsable des ressources naturelles.
Appelant les uns et les autres à la « conversion écologique », les prélats catholiques points focaux des Observatoires des ressources naturelles de la CERN/CENCO se sont engagés à vulgariser la « Lettre Encyclique du Pape François ‘’Laudato Si’ sur la sauvegarde de la « maison commune » dans leurs différentes structures de l’Eglise (Diocèses, paroisses, communautés ecclésiales vivantes et les familles) à travers toute l’étendue de la République.
Egalement, à mener une campagne de sensibilisation, de vulgarisation, de conscientisation de la population congolaise tout entière, sur les enjeux écologiques du moment, et à poser des gestes responsables pour la sauvegarde de l’environnement. Ils se sont encore engagés à contribuer efficacement à la mise sur pied d’un réseau ecclésial de protection du Bassin du Congo.
Lepetit Baende
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