La Réserve de Faune à Okapi (RFO), située dans les provinces de l'Ituri et Haut-Uélé , se meurt à petit feu.
Une récente étude de l'Université de Maryland, aux États-Unis, démontre que ce site classé patrimoine mondial de l'UNESCO a perdu 482,89 hectares de ses forêts entre depuis le début de l'année 2023 jusqu'en mai dernier.
Situation qui inquiète les gestionnaires de la RFO qui craignent que cette destruction accentue la perte de l'habitat de l'Okapi, espèce endémique et emblématique de la RDC et que disparaissent plusieurs autres espèces le site héberge.
À la base de cette perte des forêts, les activités anthropiques comme l'agriculture et l'exploitation minière.
"Nous exhortons les personnes qui seraient à la base de cette situation déplorable de cesser ces activités illicites qui mettent en péril l'existence de la RFO. Perdre cette forêt, c'est exposer sa famille, la RDC et l'humanité entière aux effets du changement climatique ", a déclaré Papy Shamavu, Directeur et Chef de site as intérim de la RFO.
Au-delà des activités anthropiques, La RFO est la cible de nombreuses attaques des miliciens actifs dans la région depuis plusieurs années. En 2017, une dizaine d’écogardes étaient tués lors d’une attaque d’hommes armés contre des postes de sécurité de cette aire protégée.
Actuellement, la milice Simba dirigée par un certain “Manu”, ancien bras droit du chef milicien Paul Sadalah alias “Morgan”, tué par l’armée en 2014 sévit dans la région. En juin 2012, ces miliciens avaient mené une attaque contre la RFO et tué 15 Okapis qui y vivaient depuis 1987. La milice se caractérise également par des attaques contre les carrés miniers.
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