Espèce endémique en République démocratique du Congo, le bonobo est fortement menacé par les activités de l'homme. Le besoin de consommation de viande et la destruction de son habitat sont les deux principales causes de la diminution de la population de cette sous-espèce.
Selon cette étude, entre 2000 et 2014, les Bonobos ont perdu 168.074 hectares de leur habitat naturel. Et si cette tendance continue, d’ici 2024, ils perdront 8.574 hectares, soit 3 %, de leur habitat naturel.
Un engagement pour instaurer des mécanismes contre le braconnage des bonobos et mettre fin à cette situation a été pris samedi à Kinshasa par le secrétaire exécutif du Comité consultatif sur la mobilisation des ressources,David Cooper.
« Je dois mettre des mécanismes en place pour éviter le braconnage et l’exploitation des bonobos, notamment à travers des programmes d’éducation et la collecte des fonds afin d’appuyer les activités qui visent la protection et la préservation de la biodiversité », a déclaré M. David Cooper après sa visite au sanctuaire des Bonobos dans la commune de Mont-Ngafula.
Cet engagement est pris dans le cadre du projet « Les amis des bonobos du Congo (ABC».
« Ce projet constitue un bon exemple pour les activités de la mise en œuvre du cadre mondial sur la protection des espèces menacées de disparition et de dresser le conflit entre les humains et la faune », a poursuivi M. Cooper.
Et d'ajouter :
« Créons un objectif commun entre les pays développés et ceux en voie de développement ainsi qu’entre la société civile, les peuples autochtones et les communautés locales pour mobiliser des ressources qui permettent de bien préserver la biodiversité. »
De son côté, le co-président du comité consultatif sur la mobilisation des ressources, Patrick Luna s’est dit heureux d’être en RDC, un pays frère du Brésil avec lequel il partage beaucoup de caractéristiques naturelles, notamment une très grande forêt comme la forêt équatoriale.
« Mais une chose qu’on a pas au Brésil, ce sont les bonobos. Être ici pour les connaître attire notre attention sur l’importance du projet de conservation, du tourisme ainsi que sur l’intérêt que nous avons de mobiliser toutes les ressources possibles en vue de protéger et de préserver cette biodiversité », a-t-il souligné.
« Les pays développés ont la responsabilité d’être solidaires et coopératifs avec les pays en voie de développement comme la RDC pour permettre à cette dernière de préserver cette grande beauté de la biodiversité et la variété des vies qui est la source même de la richesse sur tant d’autres dont dispose ce pays », a conclu M. Luna.
À ce jour, au moins 15.000 bonobos vivent à l'état sauvage dans les forêts de la RDC soit plus de 60 % de sa population.
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