Le « Congo Basin Pledge », ou Engagement en faveur du bassin du Congo, initialement adopté lors de la COP26 à Glasgow, a été réactivé ce jeudi à travers l’Appel de Belém, lancé en marge du Sommet des Chefs d’État et de gouvernements à la COP30. Cet appel ambitieux vise à stopper et inverser la déforestation et la dégradation des terres dans le Bassin du Congo d’ici 2030.
Pour concrétiser cette promesse, plus de 2,5 milliards de dollars seront mobilisés au cours des cinq prochaines années par les partenaires internationaux, en complément des ressources internes que les pays d’Afrique centrale s’engagent à consacrer à la protection et à la gestion durable de leurs forêts.
L’Appel de Belém a été signé par l’Allemagne, la Belgique, la France, la Norvège et le Royaume-Uni, rejoints par plusieurs institutions financières et bailleurs de fonds majeurs, notamment la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, la Commission européenne, le Fonds pour l’Environnement Mondial, le Fonds d’Investissement Climat et le Fonds Vert pour le Climat.
Selon le communiqué conjoint, « l’Appel de Belém pour les forêts du Bassin du Congo symbolise cette mobilisation exceptionnelle des pays de la région, des organisations régionales comme la COMIFAC, et de leurs partenaires, avec le soutien de la co-facilitation franco-gabonaise du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC) ». Le texte précise que cet Appel sera officiellement présenté par les ministres lors des journées thématiques dédiées aux forêts, prévues les 17 et 18 novembre à la COP30.
Le communiqué souligne également : « Les forêts du Bassin du Congo, en particulier, sont d’une importance capitale sur les plans écologique, économique, social et culturel. Elles abritent une biodiversité unique et constituent un puits de carbone indispensable pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. »
Cette initiative s’inscrit dans un effort global de protection des trois grands massifs forestiers tropicaux – l’Amazonie, le Bassin du Congo et les forêts d’Asie du Sud-Est – reconnus comme des piliers essentiels de l’équilibre écologique mondial et des acteurs majeurs de la régulation du climat planétaire.
Avec l’Appel de Belém, le Bassin du Congo retrouve une place centrale dans les discussions climatiques mondiales, confirmant son rôle stratégique dans la lutte contre le changement climatique et pour un avenir durable.
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