Le Directeur général de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), Milan Ngangay Yves, a présidé mercredi la cérémonie de clôture de formation de 63 nouveaux écogardes au quartier général du Parc National de la Salonga (PNS), dans le but de renforcer la protection de cette aire protégée classée au patrimoine mondial.
Parmi les nouvelles recrues figurent huit femmes ainsi que deux membres des peuples autochtones. La cérémonie, marquée par une parade militaire, un défilé et une ambiance festive, a réuni des autorités locales et plusieurs habitants venus assister à cet événement présenté comme une étape importante pour la conservation de la biodiversité en République démocratique du Congo.
Les écogardes ont suivi une formation intensive de trois mois au centre de Bekongo, sous la coordination de Chengeta Wildlife, partenaire du parc dans la lutte anti-braconnage. Selon les organisateurs, les candidats ont été sélectionnés à l’issue d’un processus rigoureux exigeant notamment un niveau minimum de baccalauréat. La moyenne d’âge des recrues est de 25 ans.
Au total, les participants ont bénéficié de 797 heures de formation axées sur le conditionnement physique, les techniques spécialisées de conservation ainsi qu’une préparation paramilitaire adaptée aux réalités du terrain. Les responsables du parc ont indiqué qu’une seconde cohorte de 62 écogardes sera prochainement formée afin de porter à 124 le nombre total de nouvelles recrues à cette étape.
« Cette nouvelle génération d’écogardes contribuera à renforcer la présence de l’État dans cette vaste aire protégée et à poser les bases d’une conservation plus professionnelle, efficace et durable », a déclaré l’Unité de Gestion du Parc National de la Salonga.
Les responsables du parc ont également salué la qualité de cette formation, sanctionnée par des diplômes accrédités au niveau international grâce au partenariat avec City & Guilds.
Dans son allocution, le DG de l’ICCN a rendu hommage aux partenaires techniques et financiers, notamment WWF et Chengeta Wildlife, pour leur soutien à cette initiative.
« Ces jeunes recrues ont désormais la responsabilité de protéger les ressources naturelles du plus grand parc forestier d’Afrique », a affirmé Milan Ngangay Yves, annonçant dans la foulée la signature immédiate des attestations d’engagement faisant des nouveaux écogardes des agents de carrière de l’ICCN.
S’étendant sur près de 36 000 km², le Parc national de la Salonga fait face à plusieurs défis, notamment le braconnage et l’insuffisance des effectifs sur le terrain. Face à un personnel jugé limité et vieillissant, l’UGPNS ambitionne de recruter et former 300 nouveaux écogardes d’ici 2030 afin de renforcer durablement la protection de cette aire protégée emblématique du bassin du Congo.
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