Le Parc national des Virunga annonce que plusieurs écogardes (rangers) et pisteurs communautaires ont bénéficié d’une formation dédiée à la riposte contre Ebola. Cette formation, coordonnée par Gorilla Doctors, a porté sur les risques de transmission du virus ainsi que sur les protocoles à appliquer sur le terrain afin d’assurer la protection des gorilles et des équipes chargées de leur surveillance.
Le parc rappelle qu’Ebola ne constitue pas une menace uniquement pour les populations humaines. Les gorilles partageant environ 98 % de leur ADN avec l’être humain, ils sont également vulnérables au virus. Dans ce contexte, les efforts de protection des populations de gorilles se poursuivent, accompagnés d’un suivi continu indispensable à leur sauvegarde.
À ce jour, toutes les familles de gorilles suivies ainsi que l’ensemble du personnel de terrain sont déclarés en bonne santé. Depuis la résurgence de la 17ᵉ épidémie liée à la souche Bundibugyo, le parc a par ailleurs installé cinq postes de dépistage Ebola le long de ses principaux axes de circulation.
S’étendant sur près de 300 kilomètres au cœur de la zone touchée par l’épidémie, le parc compte les deux tiers de sa superficie ainsi que la majeure partie de son personnel opérant dans des zones affectées. Il est décrit comme un réseau de points de contrôle naturels situés sur les axes empruntés par les voyageurs quittant la zone épidémique.
Le personnel des Virunga dispose d’une expérience avérée dans le maintien des opérations en contexte d’insécurité extrême. Les réseaux communautaires du parc, qui touchent des dizaines de milliers de familles à travers des coopératives spécialisées dans le café, le cacao et l’huile de palme, contribuent à renforcer l’adhésion et le respect des consignes aux points de contrôle.
Pour limiter la propagation d’Ebola, la détection précoce des cas avant tout déplacement demeure essentielle. Le dépistage des voyageurs aux principaux points de transit figure parmi les outils les plus efficaces disponibles et constitue l’un des rares moyens pouvant être déployés rapidement et à grande échelle.
Josué Mutanava, à Goma
La direction du Parc National de Kahuzi Biega dénonce l'abattage d'un gorille le 10 juillet dernier dans les marais de Musisi, non loin de la route
L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), avec l’appui de la Fondation Virunga et en étroite collaboration avec les habitants
Le chef-lieu du territoire de Wamba, situé à ±120 kilomètres d'Isiro, chef lieu de la province du Haut-Uele, au nord-est de la RDC, a accueilli ce
Deux tâcherons de l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) sont portés disparus depuis le vendredi 10 juillet dernier dans le