Jackson Mumbere, chercheur attaché à l'Université de Kisangani, a alerté, dans son mémoire d'études supérieures, sur les mouvements des girafes kordofan dans le complexe Garamba, situé dans la province du Haut-Uélé. À l'en croire, lors de ses recherches, une girafe kordofan a été aperçue, en 2024, à 19 kilomètres du Soudan du Sud, alors que du côté congolais : les activités humaines menacent sérieusement cette espèce.
« Dynamique des déplacements des populations de girafe de kordofan dans le complexe de la Garamba », est l'intitulé de son mémoire. Son travail a commencé après avoir constaté l'absence des girafes dans certains endroits et dont on ignorait la destination. Ces déplacements sont provoqués, d'après les conclusions de son étude, par des activités biotiques, anthropiques et le facteur climatique.
« Dans le domaine de chasse protégée de Gangala na Bodio, l'habitat des girafes est fragmenté par les activités anthropiques. Ça influence le déplacement des girafes. Elles ont du mal à bien circuler dans cette zone », explique le chercheur, avant de révéler qu'une girafe a été récemment sauvée d'un piège de chasseurs à Gangala na Bodio.
Proposant des solutions, Jackson Mumbere recommande l'installation des colliers GPS sur les girafes du Complexe de la Garamba. S'agissant des activités humaines, il suggère que les populations pratiquent l'agriculture à faible impact écologique.
« Si on arrive pas à maîtriser les mouvements des girafes, elles peuvent aller au-delà des zones protégées ou sécurisées. Et quand elles sont au-delà de ces zones, elles sont en danger. C'est déjà un problème, on doit connaître le déplacement des girafes », a-t-il dit dans son travail.
Le chercheur a précisé que l'habitat naturel de ces girafes se situe au Sud du Complexe de la Garamba où les activités humaines sont en cours. Au nord, proche du Soudan du Sud, les températures sont levées, dit-il, et constituent un danger lors des déplacements des girafes, espèce kordofan.
Gaston MUKENDI, à Kisangani
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