En marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, la République Démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé son attachement aux droits des peuples autochtones et à la protection des forêts. La Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Professeur Marie Nyange, a pris part au dialogue de haut niveau sur les peuples autochtones et communautés locales, organisé par la Fondation Ford.
La ministre a rappelé les avancées législatives récentes de la RDC, notamment l’adoption de la loi portant promotion et protection des droits des peuples autochtones ainsi que celle sur l’aménagement du territoire.
« Ces instruments juridiques placent les peuples autochtones au cœur de la lutte contre le changement climatique et l’érosion de la biodiversité, car leur contribution à la préservation des écosystèmes est inestimable », a déclaré Marie Nyange.
Elle a également insisté sur les réformes en cours, dont la réforme foncière et l’élaboration d’une nouvelle politique forestière.
« La RDC ne compte pas s’arrêter là. Nous voulons bâtir un cadre qui intègre pleinement les communautés locales et autochtones comme des acteurs incontournables dans la gestion durable de nos forêts », a-t-elle souligné.
Dans l’après-midi, la délégation congolaise a participé à la table ronde de la coalition J-REDD+ (Juridictional REDD+) pour préparer une déclaration commune en vue de la COP30 à Belém. À cette occasion, la ministre a insisté sur les valeurs qui doivent guider cette initiative.
« Nous plaidons pour que l’équité et la justice soient au cœur de cette coalition, afin de garantir l’efficacité et la crédibilité des actions à mener », a-t-elle affirmé.
La RDC, riche de la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, confirme ainsi sa volonté de jouer un rôle moteur dans la gouvernance climatique mondiale, tout en défendant les droits des communautés locales et des peuples autochtones.
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