C'est un rebondissement dans l'affaire TradLink que vient de publier Greenpeace Afrique.
Selon l'ONG, la Vice-Premier ministre en charge de l'Environnement et du Développement durable, Ève Bazaiba, a signé un ordre de mission avec pour objectif d'aider une entreprise américaine à "arracher le consentement" des communautés locales afin de récupérer les concessions forestières de la société belge TradLink actuellement suspendues.
« En appuyant cette nouvelle arnaque forestière avec toutes les irrégularités que cela comporte, la ministre a démontré une fois de plus son mépris de la loi congolaise, de la société civile, ainsi que pour les communautés locales de sa propre circonscription électorale de Basoko », a déclaré Irène Wabiwa, cheffe de la campagne Greenpeace Afrique pour la forêt du Bassin du Congo.
Et de conclure :
« Mme Bazaiba semble avoir pris l’initiative de la filer, tout simplement, à une autre société sans pourtant l’avoir définitivement annulée. Greenpeace Afrique appelle le Président Félix Tshisekedi d’ordonner une enquête urgente pour établir les responsabilités de tous ceux, y compris la ministre Eve Bazaiba, impliqués dans cette affaire et d’assurer que les sanctions soient appliquées selon la rigueur de la loi ».
Pour Greenpeace Afrique, cet épisode en dit long sur l’attitude réelle du gouvernement à l’égard des Congolais qui seront sur la ligne de mire de l’industrie si et quand le moratoire sur les nouvelles concessions forestières sera levé.
À ce jour, aucune communication officielle n'a été encore faite du côté de la VPM Bazaiba.
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