Les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du Programme juridictionnel REDD+ de Maï-Ndombe (PIREDD) ont appelé à la poursuite normale de ce processus, en insistant sur la nécessité de préserver les intérêts des communautés locales et des peuples autochtones pygmées bénéficiaires.
Cet appel a été lancé ce vendredi 6 mars à Kinshasa lors d’un point de presse au cours duquel les intervenants ont également souligné l’importance de l’implication des élus dans le suivi de ce programme.
Prenant la parole à cette occasion, Joseph Bobia, coordonnateur du Bureau d’éveil et de gouvernance des ressources naturelles (BEGRN), a rappelé que les élus doivent jouer un rôle actif aux côtés des populations dans la mise en œuvre de cette initiative.
« Les élus font partie des communautés locales et sont appelés à travailler avec les communautés, en faisant le suivi et en appréciant ce qui se fait jusqu'à la fin du timing. C'est un programme d'achat des crédits carbones signé par la Banque mondiale et le gouvernement congolais, au bénéfice des communautés locales et peuples autochtones de Maï-Ndombe », a déclaré Joseph Bobia, coordonnateur du Bureau d'éveil et de gouvernance des ressources naturelles (BEGRN) et ressortissant de la province.
Il a expliqué que ce programme est déjà en cours d’exécution pour le compte des communautés locales et des peuples autochtones de Maï-Ndombe, qui ont été consultés et ont donné leur consentement libre et préalable pour sa mise en œuvre.
« Je suis très en colère contre quiconque torpille ce programme qui n'est qu'au début. Il faut laisser ce programme s'exécuter jusqu'à la fin. Respecter le timing. C'est un programme de vente et d'achat de crédits carbone. C'est la Banque mondiale qui achète les crédits carbone de Maï-Ndombe. C'est un contrat entre le gouvernement central et la Banque mondiale et tous les processus ont été menés », a-t-il souligné.
De son côté, Jean-Claude Ndongo, ministre provincial de l’Environnement, Agriculture, Pêche et Élevage, a rappelé que la province de Maï-Ndombe figure parmi les provinces les moins favorisées du pays. Il a salué les efforts des différents partenaires engagés dans ce programme, qui ont déjà permis la réalisation de certaines infrastructures au profit de la population.
« Nous devons laisser ce projet s'exécuter pour le bien-être des fils et filles de Maï-Ndombe. Ceux qui veulent avoir plus de précisions doivent se rendre à l'UC-Pif pour avoir les informations nécessaires, le gouvernement provincial est également là entrain de travailler pour que l'argent qui sort soit utilisé réellement pour le développement du Maï-Ndombe », a-t-il indiqué.
Le Programme juridictionnel REDD+ du Maï-Ndombe (PIREDD) est une initiative mise en œuvre à l’échelle provinciale visant à promouvoir un modèle de développement vert, notamment à travers la lutte contre la déforestation et l’amélioration des conditions de vie des populations locales.
Il repose notamment sur la gestion durable des terres, la foresterie communautaire et la sécurisation des droits fonciers.
Le programme prévoit également des incitations financières basées sur les résultats, à travers la vente de crédits carbone, ainsi que l’amélioration des rendements des cultures vivrières, la diversification des activités économiques comme la pisciculture et l’apiculture, et le développement d’infrastructures locales.
Kuzamba Mbuangu
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